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Maillot vert du Tour de France 2026 : classement et évaluation de tous les sprinteurs

2026.06.24, 07:53

Le Tour de France 2026 offre aux sprinteurs deux défis : les victoires d’étape et le maillot vert. Bordeaux, Bergerac, Nevers, Chalon-sur-Saône, Voiron et Paris sont les cibles évidentes si les équipes de sprinteurs contrôlent la course, mais le classement par points pourrait s’avérer bien plus tactique qu’un simple décompte de victoires d’étape.

Sept étapes de plaine, quatre étapes vallonnées et huit étapes de montagne séparent Barcelone, le 4 juillet, de Paris, le 26 juillet. Les sprinteurs ont des opportunités évidentes, mais la route ne sera pas de tout repos : il faudra d’abord survivre à la pression précoce des Pyrénées, au contre-la-montre de la 16e étape et à une finale alpine brutale.

Deux sprints intermédiaires sur les étapes de plaine pourraient également influencer le résultat. Si ce format est maintenu, le maillot vert ne dépendra plus tant de la domination d’un seul coureur sur quelques arrivées que d’un cumul quotidien de points. La vitesse seule ne suffira pas.

Comment fonctionne le maillot vert du Tour de France ?

Le maillot vert correspond au classement par points du Tour de France. Les coureurs marquent des points à l’arrivée des étapes et lors des sprints intermédiaires au cours des étapes de route classiques. Les étapes de plat rapportent le plus de points à l’arrivée, c’est pourquoi cette compétition est traditionnellement ciblée par les sprinteurs.

Le principe de base est simple : le coureur qui totalise le plus de points porte le maillot vert. La réalité est plus complexe. Un pur sprinteur peut remporter des étapes et pourtant perdre le classement s’il rate des points aux sprints intermédiaires, s’il peine dans les montagnes, s’il abandonne ou s’il ne parvient pas à se classer régulièrement lorsque le sprint devient désorganisé.

Les meilleurs prétendants au maillot vert allient généralement quatre qualités : ils sont capables de remporter des sprints de peloton sur terrain plat ; ils parviennent à se classer régulièrement même lorsqu’ils ne gagnent pas ; ils parviennent à franchir les cols dans les limites du temps imparti ; et ils sont prêts à se battre pour les points de sprint intermédiaires tout au long de chaque étape.

L’ASO a également ajusté le système de points pour 2026. Les vainqueurs d’étapes de plat remportent désormais 70 points, contre 50 auparavant, tandis que le deuxième obtient 50 points et le troisième 40. L’intention est claire : après que Tadej Pogačar s’est approché à 78 points du maillot vert de Jonathan Milan en 2025, les organisateurs ont davantage favorisé les sprinteurs qui dominent les étapes les plus plates. Cela devrait, en théorie, empêcher les coureurs du classement général d’accumuler suffisamment de points pour menacer ce classement.

Quelles étapes du Tour de France 2026 conviennent aux sprinteurs ?

Les sept étapes de plat officielles constituent l’épine dorsale de la bataille pour le maillot vert.

Étape 5 — De Lannemezan à Pau (158,3 km) : la première véritable occasion de sprint après les premières pressions sur le classement général. Une victoire ici établit immédiatement une référence pour le maillot vert.

Étape 7 — De Hagetmau à Bordeaux (175,1 km) : l’une des meilleures occasions de sprint pur de la course. Un sprint du peloton au complet ici pourrait fortement influencer le classement général.

Étape 8 — De Périgueux à Bergerac (180,4 km) : Une deuxième occasion de sprint consécutive qui récompense les équipes disposant d’un effectif étoffé. Si un coureur remporte à la fois Bordeaux et Bergerac, la lutte pour le maillot bascule rapidement.

Étape 11 — De Vichy à Nevers (161,3 km) : Une étape de plat après la première journée de repos, avec suffisamment de relief pour maintenir la course animée jusqu’à la ligne d’arrivée.

Étape 12 — Circuit Nevers-Magny-Cours à Chalon-sur-Saône (179,1 km) : Une autre occasion majeure avant que le parcours ne s’oriente vers les Vosges et les Alpes. Les équipes en quête du maillot vert ne peuvent pas se permettre de passer à côté de celle-ci.

Étape 17 — De Chambéry à Voiron (174,7 km) : Peut-être l’étape de sprint la plus intéressante. Le parcours initial, avant une fin de parcours plus plate, pourrait récompenser les sprinteurs les plus endurants et pénaliser ceux qui s’essoufflent après deux semaines difficiles.

Étape 21 — De Thoiry aux Champs-Élysées à Paris (133 km) : le sprint final à Paris pourrait encore décider du maillot vert si l’écart au classement par points est serré à l’approche de la dernière journée.

Les étapes de sprint sont bien réparties. Il n’y a pas de début de parcours « facile » où les sprinteurs pourraient accumuler plusieurs occasions avant que les grimpeurs ne prennent le relais. La 1re étape est un contre-la-montre par équipe. La 2e étape s’achève autour du Montjuïc à Barcelone. La 3e étape se dirige déjà vers Les Angles, dans les Pyrénées. Les sprinteurs devront mériter chaque point.

Pourquoi la bataille pour le maillot vert 2026 pourrait être différente

Il existe trois stratégies pour remporter ce classement.

La stratégie du « sprinteur puissant » est la plus directe : remporter les plus grands sprints de peloton, marquer un maximum de points sur les arrivées au plat et utiliser la force de l’équipe pour engranger des points intermédiaires. Jasper Philipsen est clairement le coureur le plus à même d’adopter cette approche en l’absence de Jonathan Milan, qui participe plutôt au Giro d’Italia.

La stratégie de régularité consiste à gagner quand c’est possible, mais aussi à terminer deuxième, troisième ou quatrième lorsque le sprint ne se déroule pas parfaitement. Mads Pedersen correspond à ce profil. Il ne dominera pas Philipsen ou Merlier dans un pur sprint en ligne, mais il peut continuer à marquer des points les jours où les conditions ne favorisent pas les purs sprinteurs de peloton.

La stratégie du marqueur polyvalent repose sur l’accumulation de points sur un éventail plus large d’étapes : les étapes de plat, les arrivées vallonnées, les sprints intermédiaires et toutes les journées où le terrain divise le peloton avant la ligne d’arrivée. Biniam Girmay et Arnaud De Lie sont les deux coureurs les plus à même de mettre cette stratégie en œuvre avec efficacité en 2026.

Classement du maillot vert du Tour de France 2026

1. Jasper Philipsen

Jasper Philipsen

Source : https://x.com/Cyclingnewsfeed

Philipsen est le grand favori et le candidat le plus complet au maillot vert de la course. Il a déjà remporté ce classement, il sait gérer trois semaines de pression et il arrive avec le train de sprint d’Alpecin-Premier Tech — l’une des structures d’accompagnement les mieux organisées du peloton. Le nouveau système de points, qui attribue 70 points sur les étapes de plat, correspond parfaitement à son profil. Sa plus grande menace ne vient pas d’un seul rival, mais du poids collectif de Merlier, Girmay, Pedersen et De Lie, qui chercheront tous à marquer des points à différentes occasions au cours des 21 étapes. S’il gère bien les étapes de montagne et continue à marquer des points même lorsqu’il ne remporte pas l’étape, il sera très difficile à battre.

2. Tim Merlier

Tim Merlier

Source : https://x.com/soudalquickstep

Merlier est peut-être le sprinteur pur le plus rapide de la course dans une arrivée en ligne droite. Lors de sprints propres et maîtrisés, très peu de coureurs peuvent rivaliser avec sa vitesse de pointe. La question, comme toujours avec Merlier, est celle de l’endurance sur trois semaines. Il revient de blessure, ce qui introduit une petite incertitude quant à son endurance, mais lorsqu’il est en pleine forme, son rythme naturel est d’un tout autre niveau. Sur les étapes de plat à Bordeaux, Nevers et Chalon-sur-Saône, il est sans conteste l’un des favoris pour la victoire d’étape. Le fait que Soudal Quick-Step se lance à fond dans la course aux points ou se concentre principalement sur les victoires d’étape déterminera à quel point il sera dangereux au classement général.

3. Mads Pedersen

Mads Pedersen

Source : https://x.com/cyclingontnt

Pedersen succède à Jonathan Milan — qui participe plutôt au Giro d’Italia — à la tête des sprinteurs de Lidl-Trek et arrive avec l’ambition clairement affichée de remporter le maillot vert et de compléter son palmarès au classement par points des Grands Tours. Il détient déjà les équivalents du Giro et de la Vuelta. Son style se situe à mi-chemin entre celui d’un sprinteur de classiques et celui d’un spécialiste des courses d’un jour, ce qui signifie qu’il peut marquer des points sur des étapes où Merlier ou Philipsen pourraient trouver le terrain trop éprouvant avant l’arrivée. La difficulté réside dans le fait que le nouveau système de points, qui accorde une grande importance aux arrivées sur le plat, n’a pas été conçu pour lui — ce que Pedersen a d’ailleurs reconnu. Il devra faire preuve de créativité lors des sprints intermédiaires et des étapes plus difficiles pour compenser. Sa préparation a également été perturbée par une fracture du poignet en février, ce qui soulève des interrogations quant à sa condition physique. L’objectif du maillot vert est bien réel ; c’est simplement que le parcours le rend plus difficile qu’il ne l’aurait été sous l’ancien système.

4. Biniam Girmay

Biniam Girmay

Source : https://x.com/GrmayeBiniam

Girmay est l’un des prétendants les plus intéressants, car il n’a pas besoin que chaque étape soit parfaitement plate. Il sait sprinter, s’adapter aux terrains vallonnés et tirer profit des situations où les purs sprinteurs perdent le contact avant l’arrivée. Cela le rend particulièrement intéressant dans un Tour comportant quatre étapes vallonnées et plusieurs journées sur le plat qui comportent tout de même des obstacles. Son parcours vers le maillot vert est différent de celui de Philipsen ou de Merlier : s’il ne domine peut-être pas les arrivées au sprint pur, il peut marquer des points dans des situations plus variées. Si les trois sprinteurs purs se partagent les étapes les plus plates tandis que Girmay engrange des points lors des journées plus difficiles et aux sprints intermédiaires, le classement pourrait basculer en sa faveur au fil des trois semaines.

5. Arnaud De Lie

Arnaud De Lie

Source : https://x.com/Arnaud_De_Lie

De Lie devient d’autant plus intéressant que le Tour ne se résume pas à la vitesse sur le plat. Il possède l’endurance nécessaire pour les journées difficiles, la puissance pour les sprints en peloton et l’instinct de course pour marquer des points lorsqu’une étape devient physiquement exigeante avant la ligne d’arrivée. Sur un sprint de plat parfaitement organisé, Philipsen et Merlier ont sans doute un profil de fin de course plus net. Mais la capacité de De Lie à rester dans la course lorsque celle-ci se complique — ascensions tardives, vents latéraux, terrain accidenté — lui offre une véritable opportunité de s’imposer. Son défi consiste à transformer ce potentiel en points marqués quotidiennement et de manière régulière. Le maillot vert est à la portée d’un coureur de son style, mais cela exige de la discipline pendant les trois semaines entières, et pas seulement des efforts ponctuels lors de journées choisies.

6. Olav Kooij

Olav Kooij

Source : https://x.com/lucxsronald

Kooij possède la vitesse pure nécessaire pour s’imposer lors des plus grandes étapes de sprint, mais son engagement soulève deux points d’interrogation. Le premier concerne sa condition physique, après des problèmes de blessures persistants lors de la préparation de la course. Le second concerne le contexte de son équipe : le Tour de Decathlon CMA CGM s’articule autour de Paul Seixas pour le classement général, ce qui pourrait limiter l’investissement de l’équipe dans le positionnement pour les sprints intermédiaires et le travail de relais sur les étapes de plat. À son meilleur niveau, Kooij est l’un des sprinteurs les plus rapides au monde. Pour l’instant, ces incertitudes le maintiennent dans le milieu du classement. Il pourrait rapidement remonter s’il parvient à résoudre ces deux problèmes.

7. Bryan Coquard

Bryan Coquard

Source : https://x.com/TeamCOFIDIS

Coquard n’est pas le sprinteur pur le plus rapide de ce peloton, mais c’est exactement le genre de coureur qui complique la lutte pour le maillot vert. Il possède l’expérience, l’instinct de placement et la capacité de marquer des points même lors des journées qui ne conviennent pas aux plus grands noms du sprint. Ses meilleures chances ne résident pas dans les arrivées au plat les plus fluides, mais dans les étapes qui deviennent plus disputées, les sprints à effectif réduit et les jours où les trains de sprint se désagrègent sous la pression. Cofidis a toutes les raisons de le maintenir actif lors des étapes de sprint, et sa fiabilité fait de lui un point d’ancrage naturel pour l’équipe tout au long des trois semaines. Son objectif maximal est probablement une victoire d’étape ou une série régulière de classements plutôt que le maillot vert à Paris, mais il peut prendre des points importants aux coureurs qui le devancent.

8. Kaden Groves

Kaden Groves

Source : https://x.com/GreenEDGEteam

Groves est mieux adapté à ce Tour qu’à une édition purement de plat, car il est capable de gérer bien plus qu’une simple course de vitesse. Sa véritable valeur dans la course au maillot vert réside dans sa capacité à marquer des points lors des journées de sprint plus difficiles, des arrivées en fin de course et des étapes où le terrain réduit le peloton avant la finale. Il ne marquera pas de points en dominant Philipsen ou Merlier lors des journées les plus régulières. Il les marquera grâce à sa régularité : en se classant bien sur les étapes de plat, en résistant mieux que certains sprinteurs purs aux journées plus vallonnées et en récoltant des points intermédiaires lorsque la course est plus difficile à contrôler. La 17e étape vers Voiron est le genre de journée qui pourrait lui convenir mieux que quiconque ne le pense.

9. Dorian Godon

Dorian Godon

Source : https://x.com/LeCyclismeFRA

Godon n’est pas un sprinteur pur, mais c’est exactement le genre de finisseur rapide et polyvalent capable de compliquer le classement par points. Sous les couleurs d’INEOS Grenadiers, il a démontré tout au long de l’année 2026 que sa forme était bien réelle : ses victoires d’étape à Paris-Nice, à la Volta a Catalunya et au Tour de Romandie confirment qu’il est capable de terminer parmi les plus rapides dans un groupe réduit. Ses meilleures occasions se présenteront lors des journées trop difficiles pour les purs sprinteurs de peloton, mais pas assez difficiles pour le distancer avant la ligne d’arrivée. La 17e étape vers Voiron et toute étape de transition vallonnée se terminant par un final sélectif pourraient bien lui convenir. Le maillot vert est bien hors de sa portée, mais des victoires d’étape et des points épars sont réalistes, et ces points comptent pour quiconque tente de le rattraper au classement général.

10. Jordi Meeus

Jordi Meeus

Source : https://x.com/RBH_ProCycling

Meeus s’est déjà imposé lors de la plus grande étape de sprint du Tour, et cette expérience compte. Il possède la vitesse en fin de course et le timing nécessaires pour tirer profit des hésitations des favoris ou de l’effondrement des trains de sprint. Ses espoirs de maillot vert sont limités : il visera probablement des victoires d’étape ciblées plutôt que de mener une campagne complète au classement par points, surtout si son équipe a d’autres priorités. Mais c’est exactement le genre de coureur capable de gâcher la journée parfaite d’un favori lorsque le sprint devient chaotique. Paris est la cible la plus évidente. Pour le maillot vert, ses chances sont minces. En ce qui concerne les victoires d’étape, il est bien plus dangereux que ne le laisse penser son classement.

Niveaux des prétendants au maillot vert



Niveau 1 — Les principaux favoris : Jasper Philipsen et Tim Merlier sont les deux coureurs les mieux placés pour remporter le plus de points lors des étapes de plat. Philipsen possède l’expérience du Tour et des qualités de meneur ; Merlier dispose d’une vitesse brute. À eux deux, ils décideront de l’issue de la plupart des journées les plus plates.

Catégorie 2 — Le challenger régulier : Mads Pedersen ne peut pas battre Philipsen et Merlier dans un sprint pur, mais il apporte quelque chose de différent : la capacité à marquer des points lors des journées difficiles, des arrivées en côte et des sprints intermédiaires. Il a remporté le classement par points au Giro et à la Vuelta, et il est motivé. Son potentiel sur ce parcours est moindre que sur un tracé plus abordable, mais il est pleinement engagé.

Tier 3 — Les marqueurs polyvalents : Biniam Girmay et Arnaud De Lie sont les alternatives les plus dangereuses si la course devient sélective. Leur atout réside dans leur capacité à marquer des points lors des journées qui mettent à mal les purs sprinteurs : arrivées vallonnées, terrain accidenté, groupes réduits. Si le classement ne se joue pas uniquement sur des arrivées en plaine, ce niveau prendra beaucoup plus d’importance.

Catégorie 4 — Le prétendant dont le sort dépend de son rôle : Olav Kooij a les qualités pour influencer le classement général, mais deux conditions doivent être réunies : une bonne condition physique après une préparation difficile, et que Decathlon consacre des ressources aux étapes de sprint plutôt que de se contenter de protéger Paul Seixas pour le classement général. Si ces deux conditions sont réunies, il remontera rapidement dans ce classement.

Catégorie 5 — Les outsiders pour la victoire d’étape : Bryan Coquard, Kaden Groves, Dorian Godon et Jordi Meeus sont tous capables de prendre des points aux coureurs qui les devancent au classement, s’ils sont dans un bon jour. Godon est le plus intéressant des quatre : il est en grande forme en 2026 et les étapes de sprint plus difficiles lui conviennent mieux qu’une arrivée purement sur le plat. Les autres peuvent compliquer le classement sans pour autant menacer sérieusement de le remporter.

Quelles équipes disposent des meilleures structures de sprint ?



Alpecin-Premier Tech arrive avec Philipsen et une structure de sprint éprouvée sur le Tour. Si les étapes de plat se déroulent comme prévu, c’est l’équipe la mieux équipée pour le maillot vert.

Soudal Quick-Step dispose de Merlier comme arme pour remporter des étapes, mais la question de savoir si l’équipe s’investira pleinement dans le classement par points sur l’ensemble des sept étapes de plat dépendra de ses priorités.

Lidl-Trek a réparti ses ressources de sprint entre Pedersen sur le Tour et Milan sur le Giro. Pedersen est le leader des sprints du Tour, partageant l’équipe avec le coureur du classement général Juan Ayuso, ce qui signifie que les ressources ne seront pas exclusivement consacrées au maillot vert.

NSN Cycling Team peut miser sur Girmay pour diverses opportunités de sprint. Plus la sélection est forte, plus il devient un atout majeur.

Lotto peut s’articuler autour de De Lie les jours où son puissance est mise en valeur, en particulier lorsque le terrain se durcit avant la ligne d’arrivée.

Verdict : qui remportera le maillot vert ?

Jasper Philipsen est le meilleur choix pour le maillot vert du Tour de France 2026. Le nouveau système de points récompense largement les victoires d’étapes sur le plat, et Alpecin-Premier Tech dispose de l’infrastructure nécessaire pour viser ce classement de manière sérieuse. Philipsen l’a déjà remporté, et le parcours lui offre suffisamment de journées sur le plat pour se forger une avance confortable s’il réalise des performances régulières.

Tim Merlier est la plus grande menace directe lors des journées les plus rapides. S’il est en pleine forme et que Soudal Quick-Step s’engage à fond dans ce classement, il pourra défier Philipsen étape par étape tout au long de la semaine la plus plate de la course.

Mads Pedersen est le joker le plus intéressant. Il n’a jamais remporté le maillot vert du Tour, et ce parcours n’est pas idéalement adapté à ses points forts, mais il est motivé, expérimenté et capable de marquer des points d’une manière que les sprinteurs purs ne peuvent égaler.

Le danger pour tous vient de Girmay et De Lie les jours où la course devient plus difficile. Si le classement n’est pas encore défini à l’approche des Vosges et des Alpes, tout est possible.

Pronostic : Jasper Philipsen.

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