Les quadruples champions du monde vivent le cauchemar – une fois de plus, et maintenant définitivement.
L’Italie a entamé cette campagne de qualification sous la houlette de Luciano Spalletti en croyant sincèrement que les embarras de 2018 et 2022 étaient derrière elle – pour finalement entrer dans l’histoire de la pire des manières. L’Italie est le premier ancien champion du monde à manquer trois Coupes du monde consécutives. La phase de groupes ne s’est pas déroulée comme prévu, la Norvège a exposé ses limites sans pitié, et les barrages n’ont fait que prolonger l’agonie avant de livrer un verdict final écrasant.
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Groupe I de l’UEFA : le début de l’effondrement
L’Italie a terminé deuxième du Groupe I de l’UEFA avec 18 points (6 victoires, 2 défaites), derrière une équipe norvégienne dominante qui s’est assurée une qualification directe avec un bilan parfait de 24 points.
Le mal a été fait lors des deux matches décisifs contre la Norvège – des matches qui ont révélé la fragilité tactique et la vulnérabilité défensive.
Norvège 3-0 Italie (6 juin 2025 – Oslo)
La Norvège s’est imposée d’emblée. Alexander Sørloth a ouvert le score à la 14e minute sur une frappe déviée. Antonio Nusa a doublé l’avance à la 34e minute grâce à une brillante course en solitaire, tandis qu’Erling Haaland a porté le score à 3-0 avant la mi-temps. L’Italie a été la deuxième meilleure dans tous les domaines.
Italie 1-4 Norvège (16 novembre 2025 – San Siro)
A domicile, à Milan, l’Italie a brièvement donné des raisons d’espérer. Francesco Pio Esposito donne l’avantage aux Azzurri à la 11e minute. Mais la deuxième mi-temps est dévastatrice pour la Norvège : Nusa égalise, Haaland marque deux fois coup sur coup (78′, 79′) et Jørgen Strand Larsen scelle l’humiliation (4-1) dans les arrêts de jeu. Deux matches. Sept buts encaissés. Zéro point
Les play-offs de l’UEFA : Si proches, si cruels
Demi-finale – 26 mars : Italie 2-0 Irlande du Nord (Bergame)
L’Italie s’est qualifiée pour la finale en battant l’Irlande du Nord à Bergame. Ce n’était pas vraiment une performance exceptionnelle, mais les Italiens ont fait le travail et ont gagné un voyage en Bosnie-Herzégovine pour le match décisif.
Finale – 31 mars : Bosnie-Herzégovine 1-1 Italie (AET) – La Bosnie gagne 4-1 aux tirs au but (Zenica)
L’Italie, quadruple championne du monde, a manqué une troisième Coupe du monde consécutive en s’inclinant face à la Bosnie-Herzégovine lors d’une séance de tirs au but à Zenica.
Moise Kean a donné l’avantage à l’Italie à la 15e minute d’une belle première frappe enroulée à l’entrée de la surface de réparation. Mais les Italiens ont été réduits à dix lorsque Alessandro Bastoni a reçu un carton rouge pour une faute professionnelle, privant la Bosnie d’une occasion de but manifeste. Haris Tabakovic a égalisé pour la Bosnie à la 79e minute, et le match est allé en prolongation avant que la Bosnie ne l’emporte 4-1 aux tirs au but.
Esmir Bajraktarevic a marqué le tir au but victorieux, plongeant le public bosniaque de Zenica dans le délire
Pourquoi l’Italie a-t-elle connu des difficultés ?
Déséquilibre tactique
Sous la direction de Spalletti, puis de Gennaro Gattuso, qui a pris les rênes de l’équipe pour la campagne des barrages, l’Italie a eu du mal à faire preuve de créativité face à des adversaires d’élite. Face à la vitesse et aux transitions directes de la Norvège, le milieu de terrain a manqué de pénétration verticale. Face à la Bosnie, l’exclusion de Bastoni s’est avérée fatale
Inefficacité au niveau des buts
Bien qu’elle soit capable de battre des adversaires de niveau moyen, l’Italie n’a pas réussi à convertir ses occasions clés dans les moments les plus importants. L’absence d’un attaquant de classe mondiale en pleine forme est un problème récurrent depuis l’ère post-2006
Faiblesse structurelle dans le développement
Le problème plus profond dépasse le cadre d’une seule campagne. Le système de formation du football italien a eu du mal à se moderniser. Les académies ont souvent privilégié les résultats à court terme au détriment du développement technique, et les clubs de Serie A s’appuient de plus en plus sur les importations étrangères plutôt que sur les talents nationaux. Il en résulte une diminution du nombre de joueurs d’élite italiens prêts à jouer sur la scène internationale
Défis financiers et institutionnels
Les clubs italiens sont lourdement endettés, ce qui limite les investissements dans les infrastructures et le développement des jeunes. Les stades vieillissants, appartenant aux municipalités, réduisent les recettes commerciales par rapport à ceux de la Premier League ou de la Bundesliga. La FIGC a été largement critiquée pour la lenteur de ses réformes structurelles, et cette combinaison de pressions économiques, de conservatisme culturel et de stagnation tactique a contribué à ce que beaucoup appellent aujourd’hui l’ère perdue de l’Italie – et pas seulement une génération perdue
L’avenir
La dernière participation de l’Italie à la Coupe du monde remonte à 2014, et sa dernière victoire dans le tournoi à 2006 – lorsque l’actuel sélectionneur Gennaro Gattuso faisait lui-même partie de l’équipe nationale. Trois absences consécutives de la plus grande scène du football exigent désormais une remise en question radicale à tous les niveaux du football italien. Sans une réforme structurelle du développement des jeunes, de l’évolution tactique et de la gouvernance de la fédération, la question n’est plus de savoir si les Azzurri peuvent se qualifier pour la prochaine Coupe du monde, mais s’ils peuvent reconstruire toute une culture du football avant 2030.
La porte, pour l’instant, est fermée.