Chengdu, Chine – Les rois de Summoner’s Rift ont récidivé. T1 a remporté un troisième championnat du monde League of Legends consécutif sans précédent, inscrivant son nom plus profondément dans l’histoire de l’esport grâce à une victoire palpitante de 3 à 2 sur KT Rolster lors de la grande finale des Mondiaux 2025 au Chengdu Dong’an Sports Park.
Cette victoire marque le sixième titre mondial de T1, un exploit qu’aucune autre organisation n’a jamais réalisé depuis la création du tournoi en 2011. La puissance sud-coréenne, déjà synonyme d’excellence en compétition, est désormais la première équipe à réaliser l’insaisissable “triplé”, en remportant les trophées en 2023, 2024 et maintenant 2025.
La légende vivante : La sixième couronne de Faker
Au centre de la dynastie de la T1 se trouve un nom qui transcende le jeu lui-même : Lee “Faker” Sang-hyeok. À 29 ans, Faker a remporté son sixième titre mondial personnel, consolidant ainsi son statut de plus grand joueur de League of Legends de tous les temps. Depuis ses débuts en 2013 à l’âge de 17 ans, Faker est passé du statut de prodige à celui de légende immortelle. Douze ans plus tard, sa domination reste inégalée.
Pour les fans comme pour les analystes, Faker n’est pas seulement le meilleur joueur de milieu de tableau, c’est le Messi ou le Jordan de l’esport. Son nom dans le jeu est devenu synonyme de grandeur, et son sang-froid sous pression est une norme à laquelle les autres aspirent. Sa performance dans le match 4 contre KT est digne de Faker : il a réussi des skillshots cruciaux, a démantelé les carry ennemis et a ramené son équipe au bord du gouffre.
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Le derby des télécoms : Une rivalité pour l’éternité
La finale de 2025 a ramené le fameux “Telecom Derby” sous les feux de la rampe. D’un côté, les T1 de SK Telecom, champions en titre, et de l’autre, les KT Rolster, qui participaient pour la première fois à une finale mondiale. Les cinq matchs qui ont suivi ont été des montagnes russes qui ont mis en valeur le meilleur de la League of Legends coréenne.
KT a frappé très tôt, remportant le premier match grâce à des rotations précises et au contrôle des objectifs. T1 a répliqué avec deux victoires consécutives, s’adaptant à la mi-série comme toujours. Lorsque KT s’est battu dans le troisième match pour mener 2-1, la série semblait destinée à être renversée. Mais T1, mené par Faker et Lee “Gumayusi” Min-hyung, est revenu à la charge avec un match 4 presque sans faute, forçant la tenue d’un match décisif. Dans la dernière carte, T1 a pris le contrôle dès le début et n’a jamais regardé en arrière, terminant la série en 37 minutes pour remporter sa couronne.

Gumayusi MVP. Source : instagram.com/ilovemysupp
La domination réaffirmée : L’empire coréen de l’esport
Le parcours de T1 n’a pas été sans difficultés. Arrivés aux Mondiaux en tant que quatrième tête de série, ils ont dû se battre lors des play-in en battant les Chinois d’Invictus Gaming (IG) 3-1 pour atteindre la phase principale. Ensuite, ils ont démantelé Anyone’s Legend en quart de finale et Top Esports en demi-finale, faisant preuve de la précision froide qui a fini par définir la marque T1.
Pour KT Rolster, ce parcours est tout simplement remarquable. L’étape suisse invaincue, le balayage du CFO et la victoire sur Gen.G en demi-finale ont marqué la meilleure performance internationale de KT Rolster. Le milieu de terrain Kwak “Biddy” Bo-sung a réalisé un tournoi exceptionnel, prouvant qu’il pouvait rivaliser avec les meilleurs.
L’héritage continue
Avec cette victoire, la Corée du Sud a étendu son règne sur la scène mondiale de LoL, remportant un quatrième trophée mondial consécutif après DRX en 2022 et les titres de T1 en 2023, 2024 et 2025. Pour les fans chinois, la sécheresse se poursuit : aucune équipe de LPL n’a atteint la finale depuis 2021, bien que l’événement ait été organisé une fois de plus.
Le triplé de T1 ne fait pas que réécrire l’histoire de League of Legends, il renforce le statut inébranlable de la Corée du Sud en tant que cœur de l’esport compétitif. Alors que les confettis tombaient à Chengdu, une chose était claire : l’ère des Faker n’est pas terminée, elle évolue.

